Le père d’un agent pénitentiaire tué sort du silence : « Je n’arrive pas à y croire »

agent

Mardi dernier, vers 11 heures du matin, une attaque d’une violence inouïe a eu lieu à la sortie du péage d’Incarville. Deux fourgons de l’administration pénitentiaire ont été violemment pris à partie par des individus armés, entraînant la mort de deux agents pénitentiaires et la fuite du détenu Mohamed Amra.

Le père d’Arnaud Garcia exprime sa douleur

Dominique Garcia, père d’Arnaud Garcia, l’un des agents tués lors de l’attaque, a exprimé sa profonde peine et son incompréhension sur les ondes de RTL. « Je n’ai pas dormi de la nuit, je n’arrive pas à y croire », a-t-il déclaré, visiblement bouleversé.

Dominique se trouvait chez son frère à Lens lorsque le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, lui a annoncé la terrible nouvelle. Le chagrin de perdre un enfant dans de telles circonstances est indescriptible.

Dominique Garcia demande des réponses après l’attaque

Dominique Garcia, dans sa douleur, réclame des explications sur comment un tel drame a pu se produire en France. « J’attends des réponses fermes de la part du gouvernement », a-t-il exigé. Pour lui, cet acte ne doit pas rester impuni et il souhaite une réparation.

Son fils Arnaud, âgé de 34 ans, adorait son métier et allait bientôt devenir père avec sa compagne Mary, avec qui il était depuis plus de 10 ans.

Jérôme décrit l’attaque

Les témoignages affluent depuis ce tragique événement. L’agent Jérôme, présent sur les lieux, a raconté son expérience à BFMTV. « On a commencé à entendre la fusillade, mais une fusillade vraiment nourrie. On s’est dit que c’était des armes lourdes », a-t-il expliqué alors qu’il se rendait au travail. Cette description glaçante met en lumière l’intensité et la brutalité de l’attaque.

Nicolas, témoin de l’attaque

D’autres témoins comme Sandrine, employée dans une agence d’intérim proche du péage, ont partagé leurs vécus. Elle a confié à France Bleu Normandie avoir entendu « vingt ou trente tirs très forts ». Encore sous le choc, elle a ajouté : « On pense que ça ne se passe que dans les films, mais non ».

Nicolas, chauffeur routier présent au moment de l’attaque, a d’abord cru à une intervention de la douane avant de comprendre la gravité de la situation. « Je voyais les gyrophares », a-t-il décrit. En avançant, il a remarqué les hommes cagoulés, habillés tout en noir, sans brassard de police.

Une demande de justice et de sécurité renforcée

L’émotion et la colère des proches des victimes sont palpables, et ils ne sont pas les seuls à demander des réponses. Cet événement tragique soulève des questions cruciales sur la sécurité des agents pénitentiaires et sur les mesures prises pour prévenir de telles attaques.

Le gouvernement se trouve maintenant sous pression pour fournir des explications et améliorer la sécurité autour du transport de détenus.

Les agents pénitentiaires face à des risques accrus

Le métier d’agent pénitentiaire comporte des risques élevés, et cette attaque rappelle cruellement la réalité dangereuse à laquelle ils sont confrontés quotidiennement.

Le sacrifice de ces agents met en lumière la nécessité d’un soutien accru et de mesures de sécurité renforcées pour protéger ceux qui travaillent en première ligne de notre système pénal.

Le témoignage poignant du père d’Arnaud

Le témoignage de Dominique Garcia est un appel à la justice et à la reconnaissance du sacrifice de son fils et de ses collègues. « Mon fils adorait son métier.

Il allait être papa », a-t-il partagé, rendant hommage à Arnaud, dont la passion pour son travail et la moto lui ont été transmises par son père. Dominique se prépare maintenant à aller chercher les deux motos de son fils, un geste symbolique qui marque la profonde connexion et le deuil partagé entre père et fils.

Retour en haut